Bienvenue dans l’univers de Kilomètres et Papilles

Passionnée de voyages lents et de gastronomie de terroir, je parcours les sentiers de randonnée et les routes de France – et parfois ailleurs – à pied et à vélo. Chaque kilomètre se mérite et se récompense. Bienvenue dans mes carnets de route gourmands.

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Le slow travel, on en parle mais kesako ?

Slow travel, voyage lent, tourisme doux… les étiquettes fleurissent. Mais derrière le concept un brin branché, il y a une réalité toute simple : prendre le temps. Celui de s’arrêter, de regarder, de goûter – au sens propre comme au figuré. Ni plus, ni moins.

Concrètement ? C’est exactement ce que je fais sur Kilomètres et Papilles depuis que j’ai troqué l’avion et la voiture contre mes jambes, mon vélo et – depuis deux ans – Cubiton, mon fidèle VAE. On avance doucement, on s’égare volontiers, on pousse la porte d’une auberge dont on n’avait jamais entendu parler, et on repart le ventre plein d’une spécialité locale et la tête pleine d’histoires.

Les chiffres donnent le vertige : 95% des touristes se rendent sur 5% de la planète. Et l’ADEME rappelle que 75% des émissions du tourisme viennent du transport – dont 41% des seuls avions. Voyager lentement, c’est donc aussi un geste concret. Pas une posture, pas un hashtag – une vraie façon de faire. D’ailleurs Atout France et le plan Destination France ont fini par s’en rendre compte : le slow tourism est désormais une priorité nationale. On a eu raison avant tout le monde 😄

L’Organisation Mondiale du Tourisme confirme ce qu’on savait déjà dans nos tripes : 68% des voyageurs cherchent avant tout le contact avec les gens du coin. Pas les monuments, pas les selfies – les gens. Et ça, à pied ou à vélo, on le trouve à chaque étape.

Le boulanger toulousain des halles Victor Hugo qui vous explique avec passion pourquoi le pastis gascon – ce feuilleté aux pommes et à l’armagnac – n’a rien à voir avec l’apéritif anisé et mérite qu’on lui consacre au moins cinq minutes de sa vie, un producteur qui offre ses abricots cueillis sur l’arbre, la table d’hôtes en pleine Margeride où le patron distille son propre schnaps de coings. Ces rencontres-là, on ne les fait pas depuis un bus climatisé.

Dès 2009, la journaliste Nicky Gardner posait les bases dans son Manifeste du voyage lent : l’arrivée doit être un plaisir, pas une impatience. Le chemin compte autant que la destination. Je signe des deux mains – et des deux jambes.

Alors oui, le slow travel c’est mon dada. Sans excès ni contrainte – juste l’envie d’habiter les endroits plutôt que de les cocher sur une liste. Prêt(e) à ralentir ?


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